La retraite des travailleurs frontaliers : ce que vous devez savoir

En tant que frontalier, votre prévoyance dépend probablement de deux pays différents : la Suisse et la France. Cette fonctionnalité peut soulever des questions sur la façon dont elle affectera votre retraite.

Votre pension de vieillesse est calculée selon les règles de chaque pays. Il est donc important de bien comprendre les règles de chaque régime de retraite afin d’estimer avec précision le montant de votre retraite.

Les frontaliers peuvent bénéficier de deux réglementations différentes sur les prestations de vieillesse suisses.
AVS/AI (Assurance vieillesse et survivants/invalidité) et LPP (Loi sur la prévoyance professionnelle). L’AVS est obligatoire pour tous les résidents suisses, y compris les frontaliers. La LPP est obligatoire pour les frontaliers dont le salaire annuel dépasse CHF 21’150.

Dans le cas de la France, les frontaliers sont généralement couverts par le régime général de sécurité sociale et la caisse subventionnée Agirc-Arrco. En Suisse, vous pouvez également cotiser à la caisse de pension complémentaire.

Concernant la coordination entre les deux administrations, la Suisse et la France ont signé un accord bilatéral permettant aux frontaliers de cumuler les droits acquis dans les deux pays. Cet ajustement permet, entre autres, de tenir compte des périodes de cotisations accomplies dans d’autres États pour le calcul des pensions de vieillesse. Cependant, il est important de noter que le système de retraite suisse est basé sur le principe de capitalisation, alors que le système de retraite français est basé sur le principe de répartition. En d’autres termes, une pension de vieillesse suisse dépend du montant épargné sur un compte de pension professionnelle, alors qu’une pension de vieillesse française dépend des cotisations versées au cours d’une carrière.

Il est donc important de se renseigner sur la réglementation du pays respectif afin de pouvoir estimer au mieux le montant de la pension de vieillesse en tant que frontalier. Si vous avez besoin de conseils spécifiques à votre situation, n’hésitez pas à consulter un expert.

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